Je vais vous confier quelque chose que je n’aurais jamais imaginé écrire un jour : j’ai choisi d’arrêter le café après 30 ans de consommation quotidienne.
Moi. Praticienne en Biofeedback/Biorésonance depuis des années. Celle qui accompagne les femmes vers l’équilibre, qui parle d’écoute du corps, d’auto-régulation, de prendre soin de soi…
J’étais dépendante au café.
Pas de façon anodine. Trente ans de café quotidien. Sans exception. Sans vraiment me poser la question. C’est drôle, non ? Ou peut-être pas tant que ça. Parce que souvent, celles qui savent le mieux ce qui est bon pour les autres sont aussi celles qui s’oublient le plus facilement.
Et c’est mon propre appareil qui me l’a dit.
Ce que j’ai vu sur mon écran, et que je ne pouvais plus ignorer
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Je faisais régulièrement mes propres harmonisations. Praticienne, j’utilisais mon appareil de Biofeedback pour surveiller mon propre équilibre. Ajuster. Corriger. Un peu comme un médecin qui se fait ses propres analyses, ça a du bon, et ça peut aussi être déstabilisant.
Parce qu’il y avait quelque chose qui ne bougeait pas.
Mon niveau de résistance au stress restait obstinément faible. Séance après séance. Harmonisation après harmonisation. Comme si quelque chose, au fond de moi, résistait au retour à l’équilibre. Comme un sol trop tassé qui n’absorbe plus l’eau.
L’appareil me montrait également des signaux au niveau de mes glandes surrénales. Ces petites glandes situées au-dessus des reins, discrètes et pourtant essentielles, elles gèrent notre réponse au stress, notre énergie, notre capacité à faire face. Hans Selye, médecin et chercheur visionnaire, a consacré sa vie à comprendre ce que le stress prolongé fait au corps. Ses travaux décrivent trois phases que traverse notre organisme sous pression chronique : l’alarme, la résistance, et l’épuisement.
Je voyais clairement que mon corps était coincé en phase de résistance. Depuis longtemps, probablement.
Et le café dans tout ça ? Il était l’un des facteurs qui entretenaient cet état, discrètement, quotidiennement, depuis des décennies. Chaque tasse stimulait des surrénales déjà sollicitées. Mon corps compensait. Compensait encore. Et encore. Sans jamais vraiment souffler.
Je tiens à préciser : je ne pose aucun diagnostic médical ici. Je partage simplement ma propre lecture de mes données de Biofeedback, à titre personnel et informatif. Pour tout problème de santé, consultez votre médecin.
Ce n’est pas la première fois, mais cette fois c’est différent
Il y a des années, j’avais déjà arrêté le café. Pas par choix conscient, mon corps avait décidé à ma place, pendant ma grossesse. Pas une goutte pendant toute la durée. Je m’en souviens encore avec une sorte d’étonnement. Cette décision ne venait pas de moi, elle venait de quelque chose de plus profond, une intelligence intérieure que je n’avais pas vraiment appris à écouter à l’époque.
J’avais repris après. Bien sûr.
Cette fois, c’est différent. C’est un choix en conscience. Guidé par ce que mon appareil me montrait. Guidé aussi par quelque chose de plus personnel, l’envie de bien vieillir. D’arriver à la retraite en forme, lucide, avec de l’énergie pour ce qui compte vraiment. Prendre de l’âge ne m’effraie pas. Mais je veux le faire avec intelligence, en écoutant mon corps plutôt qu’en continuant à ignorer ce qu’il me dit depuis des années.
La décision, un matin ordinaire
Ce matin-là, j’ai posé ma tasse. Et je ne l’ai plus reprise.
Pas de grand discours intérieur. Pas de préparation élaborée. Juste cette certitude tranquille que c’était le moment. J’avais anticipé, quand même, de la chicorée à la maison, du rooibos, des infusions. Je ne bois pas de thé non plus, donc il fallait trouver des alternatives qui me conviennent vraiment. La chicorée est devenue ma meilleure alliée. Chaude, légèrement amère, elle m’a donné l’illusion du rituel sans la stimulation.
Les premiers jours ont été étonnamment faciles. Presque trop.
Les douleurs, ou quand j’ai (avec beaucoup d’humour) envisagé le pire
Et puis vers le quatrième ou cinquième jour, ça a commencé.
Des douleurs dans les jambes. Intenses. Jour et nuit. Pendant presque une semaine entière.
Je ne vais pas vous mentir, il y a eu un moment où j’ai vraiment envisagé des scénarios très sombres. Tellement j’avais mal. Je m’apprêtais à appeler mon médecin généraliste quand, du jour au lendemain, les douleurs ont disparu. Comme elles étaient venues. Sans prévenir.
En cherchant, j’ai compris. C’est scientifiquement documenté, arrêter le café brutalement après une longue consommation peut provoquer ce type de douleurs musculaires liées au sevrage. Mon corps était en manque réel. Une dépendance physique, pas seulement une habitude de confort.
Et pendant tout ce temps, deux moments me manquaient plus que les autres.
Le premier : la matinée. Ce rituel ancré depuis 30 ans. Cette tasse qui marquait le début de chaque journée. Pas seulement la caféine, le geste, la chaleur entre les mains, l’odeur qui monte. C’était presque une identité. Qui est-on sans ses rituels ?
Le deuxième : le café entre amis. Ce moment de lien, de convivialité. Commander autre chose, expliquer pourquoi, sentir l’odeur des tasses des autres autour de la table… Ce n’est pas anodin. Le café n’est pas juste une boisson. C’est une relation sociale. Et s’en défaire, c’est aussi traverser un petit deuil.
L’odeur du bon café continuait à me chatouiller dans la rue, chez des amis. La dépendance ne lâche pas si facilement. Mais quelque chose en moi tenait ferme. Parce que cette fois, je savais pourquoi.
Un mois sans café : après, ce que mon corps m’a montré
Un mois sans café. Et là, quelque chose a changé. Doucement, mais visiblement.
Mes résultats de Biofeedback ont commencé à évoluer. Mon niveau de résistance au stress a amorcé sa remontée. Les signaux au niveau des surrénales se sont apaisés. Et quelque chose d’inattendu s’est produit en parallèle, mon alimentation a changé naturellement, sans effort, sans décision consciente. Comme si mon corps, en retrouvant un peu d’espace pour respirer, recommençait à envoyer des signaux clairs sur ce dont il avait vraiment besoin.
C’est ça, l’auto-régulation. Ce n’est pas un concept abstrait. Je l’ai vécu sur moi-même. Le corps sait. Il a toujours su. Il lui faut juste qu’on arrête de couvrir ses signaux avec du bruit.
Ce que Hans Selye nous a laissé, et qu’on oublie trop souvent
Hans Selye a passé des décennies à observer et comprendre comment le stress affecte l’organisme humain. Sa découverte fondamentale : le stress n’est pas seulement une expérience psychologique. Il est physique, mesurable, cumulatif. Et surtout — il laisse des traces.
Ses travaux décrivent ce qu’il a appelé le Syndrome Général d’Adaptation. Quand notre corps est soumis à une pression continue, il traverse trois phases : d’abord il s’alarme et se mobilise, ensuite il résiste et compense, et enfin, si rien ne change, il s’épuise.
Arrêter le café devenait urgent : mon café quotidien maintenait mon système en phase de résistance permanente. Discrètement. Sans douleur apparente. Jusqu’à ce que les données de mon appareil me le montrent noir sur blanc.
Combien d’entre nous sont en phase de résistance sans le savoir ? Combien de femmes tiennent, compensent, gèrent, sans jamais avoir l’espace de souffler vraiment ?
Après avoir arrêté le café : et maintenant ?
Cette expérience m’a confirmé quelque chose que j’accompagne chez mes clientes depuis des années, mais que j’avais du mal à m’appliquer à moi-même : le retour à l’équilibre passe par des gestes simples, des rituels quotidiens, une écoute patiente du corps.
Pas par la force. Pas par la volonté brute. Par la conscience et la douceur.
C’est exactement ce qui m’a inspiré le projet que je vous annonce dans mon prochain article. Un défi de 30 jours pour créer ensemble un nouveau rituel de bien-être. Une pratique matinale simple, guidée, accessible à toutes. Gratuite.
Parce que le chemin vers l’équilibre commence souvent par un tout petit geste, répété chaque matin.
Rejoins le Défi Méditation 30 Jours
Les contenus partagés sur ce blog sont informatifs et ne se substituent en aucun cas à un avis médical, un diagnostic ou un suivi médical. Consultez toujours votre médecin pour tout problème de santé.
Nadia — Didhem Académie
Dans les soins depuis 1993, praticienne en cohérence cardiaque. Accompagnement de bien-être pour les femmes qui accompagnent seules un proche — hors champ médical.
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